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Avec l’IoT, l’agroalimentaire commence à structurer ses données

La tendance dans l’agroalimentaire est à l’analyse fine des données. Très fine même : en amont, il s’agit “d’identifier les besoins au centimètre carré. Cette précision demande de mettre en relation les informations sur le sol, la météorologie ou les insectes présents pour adapter la variété de culture à la zone cultivée. La traçabilité, assurant une transparence de la chaîne alimentaire, demande par ailleurs un partage des données, de la production à la distribution“, détaille Amandine Bannery, responsable marketing et communication agricole chez le groupe coopératif sucrier français Tereos.

Les données sont pourtant encore peu exploitées dans le secteur. Microsoft l’a bien compris. Le groupe américain a annoncé le 17 janvier dernier un partenariat avec le groupe coopératif agricole français InVivo pour développer une plateforme dédiée à l’agroalimentaire. “InVivo a plein de données, mais aujourd’hui on ne sait pas comment les utiliser”, a reconnu lors de l’annonce Thierry Blandinières, son directeur général. Le groupe Bonduelle, par la voix de sa chief digital officer Marie-Charlotte Bouchery, a aussi confié en décembre 2018, lors de l’IoT Week à Lille, rencontrer des difficultés à exploiter la donnée pour obtenir une information fiable. “L’IoT intervient dans des choix stratégiques mais il faut savoir recouper les informations pour prendre la bonne décision”, prévient Paolin Pascot, président d’Agriconomie, site e-commerce français spécialisé dans la vente d’engrais, de semences et de matériel agricole.

Dans cette démarche de croisement de la donnée, les objets connectésreprésentent un premier levier permettant d’automatiser la collecte de la data. Charge aux plateformes IoT, comme celle de la société américaine Climate Fieldview, de l’agréger et croiser les informations les plus pertinentes. “Un producteur de blé dans la Marne a pu homogénéiser le taux de protéines de sa production et ainsi répondre à ses cahiers des charges en mettant en relation la quantité d’engrais en fonction du nombre de plantes évaluées sur sa parcelle”, raconte Tristan Guilbot, business manager en France de Climate Fieldview.

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